Samedi 23 mai 2009
Ce
fameux recueil de nouvelles est une raison de célébrer une époque où le français, langue magnifique, était soigneusement employé, caressé même, pour donner de merveilleux textes. Dois-je évoquer
notre époque et son massacre incessant des mots, et des idées, par les bouffons de l'information et la surconsommation imposée de moyen et de débile ? Quel bonheur (dans le crime) que de voguer sur
des flots délicats et ciselés, où une phrase devient catalyseur d'une image limpide à l'esprit, esprit qui est d'ailleurs si bien mis en scène("Est-ce que dernièrement l'Esprit ne s'est pas changé
en une bête à prétention qu'on appelle l'Intelligence ?"). Le XIXème siècle est ici montré sous un bien sombre jour, les nouvelles présentant au lecteurs des histoires où le machiavélisme,
l'absence de scrupules et le mystère s'entremêlent comme tel tas de serpents agités et visqueux. Le Bonheur dans le crime, La Vengeance d'une femme et Le Rideau cramoisi
sont les récits les plus réputés mais trois autres composent aussi le recueil des Diaboliques: Le Plus bel amour de Don Juan, Le dessous de cartes d'une partie de whist
et A un dîner d'athées.348 pages avec quelques gravures en noir et blanc
© GED Ω - 23/05 2009
Par Ged
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Publié dans : PAGES: du pinacle au pilon
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Communauté : Nawakulture !
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