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  • Ged
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www.church-ov-ze-dead.com : magazine hell'ectronique 100 % décibels, successeur de mon magazine Dead Church suicidé d'une balle dans le dos une froide nuit sans Lune en 2004 après 8 numéros papier...

 


Sur le papier:

 

Dead Fucking Church M'aaagh #9 (magazine musical metal / punk / rock etc - 5€)

Enclume !! #1 est dispo contre 50 cts ou 1 dollar par courrier (1 feuille A4 absurde, 99 copies)
L'Occis Mort #1: dernières, dernières copies de ce zine nawakulturel limité lui aussi à 99 copies, 4 dollars par courrier

A Paraître:


Enclume !! #2 (encore plus déjanté)
L'Occis Mort #2 (plus tard, beaucoup de taf mais en route)



Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 22:59

[Clique sur l'image bigleu, et tu la verras en plus gros...]

Ecolobeignes13.jpg

Par Ged - Publié dans : ECOLO-BEIGNES - Communauté : Nawakulture !
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 08:59

eastwood-impitoyable.jpgGenre: la part sombre du western

Scénar: William Munney est un ancien hors-la-loi de la pire espèce. C'est en rencontrant sa femme qu'il trouve la droit chemin. A la mort de celle-ci il se retrouve avec ses deux enfants à élever des animaux dans une petite ferme. Mais le jour où un jeune chien fou vient lui proposer de toucher une prime substantielle pour descendre deux hommes coupables d'un horrible crime, il remonte en selle, non sans mal, et pour compléter l'équipe passe chercher son ancien acolyte Ned. Les trois vont voir se dresser en face d'eux Little Bob, un sheriff à la justice expéditive...

A l'époque de la sortie d'Impitoyable, les cowboys n'ont plus trop la cote au cinéma (Danse avec les loups est une des rares cartouches crédibles tirées en cette  décennie). Et quand le Clint puise dans le vivier des plus sombres sagas pour habiller un western typiquement US, c'est pour proposer un des meilleurs de ce genre, point. Le trio Eastwood / Hackman / Freeman mais aussi Richard Harris et les petits rôles sont vraiment époustouflants et le jeux de miroirs bien / mal, les conflits intérieurs dans l'âme de chacun, magnifient le scénario. En effet le "héros" n'est-il pas un (ancien) tueur effroyable ("J'ai à peu près tué tout ce qui rampe ou marche à un moment ou à un autre") ? Le sheriff n'est-il pas un enfoiré de première et un sadique ? Au contact du vice, le mari ne se précipite-t-il pas au bordel ? Le journaliste ne ment-il pas pour vendre du papier ? Le scénario est simple mais donne pourtant l'occasion d'ouvrir des perspectives de débat. Dans cette noirceur générale voulue, même la partition intimiste de l'inamovible Lennie Niehaus reste dans des tons sombres. Mais c'est la violence, qui éclate telle une série de violents orages, qui amène de l'oxygène et fait digérer le constat assez triste de l'humain dans toute sa complexité. Un grand, Grand film célébré d'ailleurs par une pluie d'Oscars et autres objets moches, un peu dans la lignée de Pale rider, un autre sublime film de Clint.

Dans la version collector, on peut également trouver un doc tourné pour les dix ans du film, un making-of, un reportage sur Eastwood, un vieux Maverick pour les archéologues de l'écran et surtout le doc Eastwood par Eastwood, une heure passionnante pour les amateurs.

 

© GED Ω - 27/04 2012

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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 07:26

[Clique sur l'image bigleu, et tu la verras en plus gros...]

Ecolobeignes12.jpg

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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 07:38

lepere-unprince.jpg1804: Bonaparte est pratiquement seul maître à bord du vaisseau France mais les royalistes exilés à l'étranger s'agitent et ne cessent de fomenter des complots en vue d'assassiner le premier consul. Le chouan Cadoudal (appelé aussi "Gédéon" au sein de la résistance bretonne), le général Pichegru, le général Moreau... Autant de personnages qui tombent les uns après les autres car Talleyrand, ministre machiavélique du futur Empereur des Français, veille et mène la danse des marionnettes... Et rien ne pourrait justifier un accroc à l'ascension de son poulain Bonaparte, peu importe le prix à payer. Quitte à trouver des ennemis imaginaires ou des princes à sacrifier, par exemple le prince d'Enghien, le dernier des Condé qui en Allemagne piaffe d'impatience en attendant d'être autorisé à combattre au nom de Sa France.

Ce roman très documenté se divise en trois parties: les conjurés royalistes et leurs tentatives, la vie du prince d'Enghien puis sa chute inexorable. Mais elle se partage aussi entre deux personnages très différents, tous deux malheureux pour des raisons diverses: tout d'abord Bonaparte, manipulé par Talleyrand mais surtout handicapé par son manque de confiance en lui et ses complexes. Puis vient le prince, manipulé lui aussi par ceux qui veulent servir la royauté, le garder en réserve au détriment de son envie d'en découdre, de retrouver la France et de vivre son amour pour celle qu'il aime.

L'auteur chevronné n'oublie donc pas le romanesque dans sa construction du récit, livrant un texte touchant et néanmoins instructif sur une des pages les plus scrupuleusement oubliées du pré-Empire. La fin d'un personnage méconnu mais à l'honneur admirable dans l'appréhension de ses ennemis, en particulier du plus haut dans la hiérarchie, Bonaparte qui d'ailleurs le lui rend à sa manière. Un duel, à lire sur le ton de la tragédie grecque, très touchant.

283 pages, 18 €

ISBN: 978272919478 

 

© GED Ω - 20/04 2012

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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 08:36

Ecolobeignes10

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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 10:09

simpson-saison1.jpgGenre: satire révolutionnaire, habites-tu sur Mars ?!

Scénar: la vie d'une famille d'ineffables beaufs et de leur entourage dans une ville imaginaire, Springfield.

Chaque épisode est l'occasion d'aborder un ou plusieurs sujets de société sous un angle méchamment satirique, quitte à froisser le parchemin de la légende d'une Amérique tout-puissante et resplendissante. Le légendaire générique signé Danny Elfman est à lui seul la première marche vers le succès absolu, cette partition déjantée, criarde et hyper-rythmée entre dans la tête la première fois, pour ne plus jamais en resortir ensuite. Les détails qui changent à chaque fois (le solo de Lisa, la punition de Bart, l'atterissage sur le canapé familial...) sont enfin l'occasion de pimenter un peu un exercice (le générique donc) souvent lassant à la longue. L'animation de cette première saison a certes un peu vieilli mais l'humour ravageur au vitriol est toujours d'actualité, le dézingage en règle de la famille américiane moyenne, ici sous forme d'une bande d'abrutis congénitaux, est la règle. D'ailleurs au cours d'un épisode, Homer lui-même finit par avouer: "des fois j'ai l'impression qu'on est la pire famille de la ville", la vérité sort donc aussi de la bouches des andouilles. Et tout y passe, en particulier l'éducation, totalement ratée, d'enfants assez durs à suivre. Les moments cultes se succèdent: les blagues de Bart à Moe par téléphone, les épisodes trash d'Izzy et Scratchy, les onomatopées d'Homer, et on remarque sans peine que les auteurs de la série connaissent toutes les ficelles du cinéma américain (les gags potaches, les flashbacks, les happy-ends cucul-la-praline avec leurs bons sentiments...) et en jouent constamment avec une extrême ironie. Cette série est un chef-d'oeuvre d'absolu, voici ses débuts avec 13 épisodes mythiques.

On notera au passage d'un épisode l'image qui est offerte à la France (et à l'Albanie aussi d'ailleurs), c'est juste tordant.

© GED Ω - 16/04 2012

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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 07:38

Ecolobeignes-BOOK

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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 09:58

LATENGO-_paris_la_nuitweb_m.jpgPremier volume d'une série très prometteuse, Paris la nuit met en scène le bizarrement nommé Abraham, un jeune paumé qui a décidé de vivre vite et fort, drogue, alcool et bastons font partie de son quotidien dans le nord de Paris. Traînant ses guêtres avec son pote Goran, il remarque dans un bar une arrière-salle tripot qu'il décide ni plus ni moins de braquer, quitte à se mettre sur le dos des gens bien plus dangereux que les embrouilles qu'il croise inlassablement dans sa vie dissolue. Commence alors une cavale rythmée par les deals et les coups de speed, l'ascenseur semble désormais ne fonctionner que vers le bas, la peur, même avec la réapparition de Goran, est là pour ne pas arranger les choses, on ne s'attaque pas impunément aux vieux lascars hantant une ville de lumière particulièrement sombre, Paris la nuit...

Le style énergique et frais de Jérémie Guez fait de ce (très petit) volume une découverte sympathique dans le milieu décidément très vivace du polar français, une approche très cinématographique de la description des décors, des mouvements, présagerait presque déjà une future adaptation à l'écran, donne un côté vivant à un récit qui va droit à l'essentiel et qui donne évidemment envie de lire la suite bientôt. Pour information l'auteur n'a que vingt-trois ans et n'a je pense pas fini de surprendre son monde. Inutile donc une fois de plus de se jeter sur des romans anglo-saxons, voire scandinaves puisqu'il semble maintenant être le nouveau gage de succès, pour prendre du plaisir. Et si pour une fois une fois Abraham était prophète en son pays ?   

 

108 pages, 12€

ISBN: 9782354610098

 

© GED Ω - 16/02 2011

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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 09:44

guez-balance.jpgTony est un jeune boxeur qui se tient à l'écart des magouilles qui fleurissent chaque jour dans sa cité, il laisse ça à son pote Moussa, le dealer du quartier grâce à qui on ne lui cherche pas de noises. De toute façon il ne vaut mieux pas car il se consacre sérieusement à son sport, canalise ses colères passagères ou presque, et tente de gérer une vie compliquée par une mère dépendante à la destruction qui se laisse entretenir par des enfoirés pas très recommandables. Jusqu'au jour où l'un deux la tabasse. Tony demande alors justice à Miguel, le caïd du coin, qui ne va pas tarder à réclamer un retour d'ascenseur...

Un an après Paris la nuit (voir ici: ROMAN: Paris la nuit de Jérémie Guez (Editions La Tengo - 2011) ), Jérémie Guez revient avec un nouveau roman noir qui va faire du bruit, encore une fois remarquable par la grande profondeur des personnages, une aussi grande maturité dans l'écriture, sans pour autant que l'auteur renonce aux tics nerveux d'un vocabulaire made in Téci. Sans outrance ni sous-entendu, Jérémie Guez n'use ni n'a besoin d'aucun effet de manche pour exprimer ce qu'il veut de manière claire et nette et avouons-le, on l'envie pour un tel talent précoce et destiné à de grandes choses. Un polar à l'américaine nerveux comme on les aime, à ne pas manquer.

Pour aller plus loin, on notera entre les lignes une certaine amertume par rapport aux (inéluctables ? vraiment ?) transformations de Paris au profit, pour ne pas changer, des classes aisées et au détriment, ô surprise, des couches populaires. En cela et grâce à un humour sous-jacent, quelques éclairs fusent dans le cortex et débouchent sur des images pas si éloignées que ça des Démons de Jésus du sieur Bonvoisin, les lecteurs auront peut-être le même goût sur le bout du neurone, qui sait ?

190 pages, 17€

ISBN: 9782354610210


© GED Ω - 09/04 2012

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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 09:10

william_eugene_smith_pittsburgh_l_impossible_labyrinthe_195.jpgJamais mené à son terme, le projet Pittsburgh de William Eugene Smith se limitera, quelques années après l'abandon par son auteur, à une publication rikiki dans une revue spécialisée. Il faut pourtant savoir que le volume total de cette aventure urbaine s'élève à plus de 17000 photos !!! L'artiste, adulé par ses descendants photo-journalistes, est le premier qui, par exemple chez Life, tape du poing sur la table et refuse que l'on relègue le photographe à un simple illustrateur de texte, il milite pour un contrôle total de sa production quitte à, comme il le fait en 1955, prendre la porte et la claquer bien fort. C'est cette année-là qu'il décide d'entreprendre la création d'un livre ou d'une exposition autour de Pittsburgh qui avec le temps devient un projet pharaonique, rassemblant donc des dizaines de milliers de clichés que Smith s'épuisera à vouloir organiser maintes et maintes fois, en vain. 

De cet immense monceau de photographies ont été tirées les quelques cent soixante images de travail que l'on découvre au fil de la visite, évoquant souvent avec humour et tendresse les scènes de la vie quotidienne d'une ville alors en complète restructuration, passant de l'âge du charbon et de l'acier à une cité qui se voulait plus moderne et moins polluée (on l'appelait "Smoke city" il fut un temps). La splendeur d'un noir et blanc puissant, forcé, enlumine une certaine beauté de la routine et de la simplicité de certaines scènes dans lesquelles évolue une abondance de détails qui rendent du coup "spécial" l'anodin: un pied nu au théâtre, le gardien qui semble roupiller à son poste au musée, des baskets qu'on croirait voir railler les bottes d'un défilé, un Christ cintré...   

Smith s'adapte au décor en vrai "oeil", joue avec les grillages, fait face à la lumière, brave la pluie battante. La symétrie, le mouvement, la profondeur sont également titillés, rendant le style très varié même si la "patte" est souvent reconnaissable, celle d'un touche-à-tout curieux et poète, parfois malicieux. L'ensemble de l'oeuvre exposée a un côté "américain" très fort en ceci qu'il n'évite jamais de faire figurer les thématiques aujourd'hui véritables symboles: les grosses guimbardes, les buildings, les Noirs que l'on représente encore assez peu, l'ambiance jazzy, le gigantisme des décors comme sur le sublime Homme perdu au milieu des rails, les signalétiques typiques US comme sur le chouette Dream street... 

Le gros morceau pour les amateurs de coups de poing visuels, c'est la série sur les grèves ouvrières, assénant aux yeux visiteurs des exemples magnifiques de regards et de force, de la solidarité et de la camaraderie entre les travailleurs mais aussi le côté "magique" de l'industrie et de ses machines prodigieuses qui rappellent un univers de science-fiction. La manipulation du feu, des étincelles, de la sueur (Qui a dit la Bête Humaine de Renoir, Germinal etc ?!) évoque de véritables forges de l'Enfer, elles qui après une grève de cent-vingt jours apporteront à leurs protagonistes la somme supplémentaire mirifique de 15 ¢ !

Toutes ces épreuves dont de nombreuses portent cadres et annotations du maître sont à aller découvrir au plus vite, l'Amérique mythique qui y figure se fait palpable, si elle n'était pas déjà jouée, on entendrait presque la musique d'un film, souvent noir, et on voit, si on le veut, se dissoudre déjà le rêve américain à l'apparition sur les images de la télévision et des premiers réflexes tabloïd, la standardisation est déjà en marche. L'expo a sa bande originale, du jazz se faufile le long des couloirs, rendant la sortie du bâtiment étrange, impression déjà ressentie lors de la précédente et époustouflante expo (voir ici: EXPO: Apocalypses - La Disparition des villes à Montpellier, Pavillon Populaire ), merci au Pavillon pour ce voyage, vivement le prochain. 

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 13h et de 14h à 18h, jusqu'au 3 juin, gratos !!

 

© GED Ω - 06/04 2012

Par Ged - Publié dans : EXPOS - Communauté : Nawakulture !
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