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DVD: La légion des damnés de Umberto Lenzi (avec Jack Palance, Thomas Hunter…) 1969

Scénar (signé Dario Argento): Un colonel peu attaché à la hiérarchie qui sacrifie les hommes comme des soldats de plomb se retrouve à la tête d'une unité composée de fortes têtes pour une mission sur le Mur de l'Atlantique. Le hasard faisant bien les choses, l'officier allemand responsable de sa cible est aussi son ennemi personnel depuis un carnage en Afrique du Nord. Mais au moment de repartir une fois la mission accomplie, ils se retrouvent coincés sur place, c'est pas de bol...

A l'italienne, le cursus est classique chez les bisseux, on s'attaque à tout quand ça marche, peu importe le style: péplum, western, polar, guerre et Lenzi n'est pas en reste. Des salopards, peut-être pas douze - en fait ils sont huit mais franchement on pense constamment au film de Robert Aldrich sorti comme par hasard deux ans plus tôt.

une belle galerie de sales gueules donc (Jack Palance vaut bien Lee Marvin, Curd Jürgens est là aussi pour un petit rôle d'officier supérieur), un comportement général de brutes de pub, l'amitié virile et les mitraillettes qui surchauffent. Les invraisemblances typiquement bis foisonnent: on ne sait rien de la mission mais ils partent quand même genre "on se dépatouillera sur place", d'ailleurs des détenus qui deviennent commandos sans entraînement c'est la magie du cinéma dans toute sa splendeur puisqu'ils envisagent une percée du mur de l'Atlantique à eux tout seuls, tout le monde parle la même langue, les anglais comme les allemands, l'armement semble parfois bien anachronique et venir de divers surplus, les décors genre Normandie à l'italienne ne sont pas mal non plus sans parler du Français, digne d'un épisode des Simpsons qui non content de collaborer avec l'ennemi, roule les R tel un tracteur… On ne rappellera jamais assez combien les doublages français et les dialogues correspondant sont des plaies purulentes pour le cinéma bis dans ces années-là. Et ça dure depuis...

Mais au final c'est un bon petit film de guerre plutôt marrant, en particulier quand le sadisme scénaristique typiquement italien fait son apparition dans le mix, un série B pas trop pourrie avec des moments carrément réussis. Merci Umberto.

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