Estonie: l'info qui vous botte !
© GED Ω - 13/01 2008

William Langewiesche est correspondant international, notamment en Irak. Avec ce tout petit livre à
trimballer partout et à prêter à tous il a voulu exposer les faits d’une guerre qui dégénère de plus en plus méchamment depuis des années. Les marines trop jeunes, inexpérimentés qui ont perdu
leur sang-froid après l’explosion d’un de leurs véhicules et la mort d’un de leurs camarades, le massacre qui s’ensuit, la hiérarchie qui couvre tant bien que mal jusqu’au scandale au moment
duquel on sacrifie des pions (sous-officiers en tête) sur l‘échiquier médiatique pour sauver les meubles d’une volonté de puissance et d’orgueil typiquement amerloque.
S’appuyant sur des données, des témoignages précis, c’est tout un pan de la propagande belliqueuse étatsunienne qui en mange une derrière les oreilles. Et pour une fois le prix est attractif. Pédagogique et bon marché, on lâche trois euros et on s’informe s’il vous plait…
111 pages, 3 €
ISBN: 9782844852823
© GED Ω - 12/01 2008
[Publié à l'origine sur http://www.detoxinfos.net/]
Au moment où
deux monstres sacrés du hard rock (ou metal dans les pays anglo-saxons), j’ai nommé METALLICA et AC/DC, sortent leur nouvel album, il est temps de
présenter au grand public un style au succès commercial très important et à l’intérêt musical certain.
Loin des publicités racoleuses sur le fait que l’auberge metal / hard n’est fréquentée que par des satanistes nazis mangeant des bébés au petit déjeuner, que les groupes sont formés par des chevelus crades, incultes et musicalement bourrins, le livre de Nicolas “Docteur” Bénard est un vrai petit guide pour le néophyte, un “rafraîchisseur” de mémoire pour les vétérans. Non seulement la musique et les paroles sont évoquées mais aussi l‘état d’esprit, les relations de cette musique avec la société, la religion, la littérature ou encore la mode… Tout ça sur une mise en page aérée, papier souple et agréable avec un format suffisamment petit pour pouvoir le glisser dans la poche…du perfecto, forcément !
Le discours est agréable, documenté, ponctué par des citations tirées des magazines de ma jeunesse (soupir…) et ne demande qu‘à être lu par les curieux n’ayant pas peur d’approcher de nouvelles contrées culturelles, celle-ci étant une des plus riches et diversifiées du paysage musical actuel. Comme dirait l’autre, “c’est vous qui voyez…”.
150 pages illustrées en couleurs, 18 €
ISBN: 9782916275345
© GED Ω - 12/01 2008
[Publié à l'origine sur http://www.detoxinfos.net/]
La spécialité
française en matière de politique ? En cas de problème, on met sur le dos de tout et tous sans chercher à comprendre si ça passera ou pas, parce que de toute façon ça passera. Un exemple ? Le
“trou” de la Sécu. Le déficit. Cherchez pas, les populistes sont les plus forts, s’il y a déficit c’est qu’il y a abus, c’est sûr. Les vieux avec leurs multiples ordonnances, les jeunes
(fainéants !) et leurs arrêts-maladie et j’en passe des plus vilains encore.
André Féline, diplômé de l’Ecole Nationale de la Sécu et ancien dirlo de l’URSSAF de Montpellier, excusez du peu, s’est un jour aperçu qu’on se foutait légèrement de nous en abordant ce fameux déficit. D’abord il est vrai que quand on sait qu’un rapport annuel est en vente chez les marchands de journaux, on peut avoir l’idée de se pencher au-dessus de ce trou (gare à ne pas tomber !) voire de creuser un peu, mais l’idée cette fois. Deux organismes, la Cour des Comptes et la Commission des Comptes de la Sécurité Sociale, épluchent chaque année les chiffres et publient des rapports tout ce qu’il y a d’officiels, il suffit juste de se les procurer !
Que ressort-il de la lecture de ces documents ? Par exemple que si l‘État voulait bien payer ses (effrayantes !!) dettes, la Sécu passerait en positif !! Que si l‘État, encore, ne se servait pas de la Sécu pour arranger sa politique de l’emploi, les choses n’en seraient pas là aujourd’hui ! Un scandale absolu: les charges indues. Procurez-vous ce livre pour en savoir plus, il se lit vite et sans trop de difficultés (même si il y a beaucoup de chiffres, c’est vrai…), puis faites-le passer, échangez-le, revendez-le, débrouillez-vous pour le faire lire à d’autres !
Ras-le-bol de se faire entourlouper, même la presse est muette à ce sujet depuis les années 80 et les rapports de l‘époque, pointant déjà un léger dysfonctionnement… Aux armes !!
78 pages, 10 €
ISBN: 9782354780296
© GED Ω - 11/01 2008
[Publié à l'origine sur http://www.detoxinfos.net/]
Cocorico ! Le Prix Nobel de littérature revient à la France, lui aussi !
Loin des Houellebecq / Lévy que l’on surdiffuse toujours au point de faire rendre gorge à tout lecteur, le mystérieux J. M. G. Le Clézio, tapi dans l’ombre, se voit décerner le prix Nobel de littérature 2008. Et pan, dans les dents. Alors évidemment pour un discret comme celui-ci, la biographie explicative est de mise, La voili, la voilà, la belle histoire que voilà.
Né en 1940 comme d’autres joutent avec des Panzer, Jean-Marie Gustave Le Clézio (bonjour les initiales !) se démarque des autres auteurs par une enfance sans histoire, même pas un père alcoolique pour justifier un style aujourd’hui couronné. Si c’est pas malheureux. De père anglais et mère française, JMG commence à écrire très tôt, en français, en particulier sur le voyage, la quête de soi et cartonne dés son premier roman publié: Le Procès-verbal (Prix Renaudot 1963). S’ensuivent alors plus de trente bouquins jusqu‘à aujourd’hui et son dernier livre Ritournelle de la faim (Gallimard, 2008) qui raconte l’histoire d’Ethel, une adolescente qui vit la montée des fascismes avant-guerre et voit les membres de sa famille évoluer en fonction du vent qui tourne.
Le Clézio a publié de nombreux écrits (romans, nouvelles, traductions mais aussi d’innombrables contributions et articles divers) mais on peut (si vous restez sages deux minutes) vous proposer une bibliographie sélective, alors voilà, hop une courte liste apéritive, jetez un œil à ces livres, tous chez Gallimard:
Mettre en images un si grand classique était risqué mais avec un dessinateur de la
trempe de Joann Sfar la réussite est assurée. En effet en respectant l’ambiance et la poésie du Petit prince de Saint-Ex, on prend plaisir à redécouvrir un texte frais et
onirique qui n’a pas pris une ride et le style si caractéristique de Sfar y apporte une touche inédite. On découvre les personnages avec une image différente de celle que l’on pouvait se
faire à la lecture et même si celle-là colle parfaitement avec l‘œuvre, elle en reste malgré tout originale. Chapeau bas, cela va sans dire…
109 pages en couleurs, 19 €
ISBN: 9782070603398