Dans la lignée des BD pour filles d’Hélène Bruller mais en moins brutal, voici venir
Joséphine qui vit une vie de jeune femme célibataire (souvent…) voire en couple (légèrement plus rarement…) quand elle décide de ne pas être trop… chiante ? Complexée, narcissique,
charriée par ses potes à tout bout de champ, nantie d’une famille de beaufs bourges, trentenaire qui s’empâte un peu de l’arrière-train, voilà ce qu’elle “subit” pendant la soixantaine de pages
de cet album plaisant mais pas forcément révolutionnaire. Un bon petit moment de lecture quand même…
60 pages en couleurs, 15 €
ISBN: 9782350131399
© GED Ω - 10/01 2008
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On savait déjà que Gründ accordait beaucoup d’importance à la présentation de ses livres mais
imaginer qu’un jour un livre sur le rock serait encarté entre deux disques en (semble-t-il) authentique vinyle là, c’est du grand art. A mon avis et c’est le cas de beaucoup le bon vieux disque
noir reste le seul format parfait pour du bon vieux rock ou toute autre symphonie wagnérienne, loin des CD lisses à l’extrême…
Sorte d’encyclopédie rock (à quelques exceptions près), ce bel objet comporte des tonnes de biographies réparties par décade
des sixties aux moins glorieuses années 90. Si parfois on peut se demander la pertinence de la présence de certains groupes dans telle ou telle période (ALICE
COOPER ou Iggy dans les années 70 par exemple ont commencé à jouer bien dix ans avant…), soit dit en passant je pinaille un minimum, cette Planète Rock est le
cadeau idéal pour faire découvrir la (bonne) musique à un petit neveu ou rendre chèvre une grand-tante. Et pis là en plus tu peux rayer le disque on s’en fout. Top nickel.
Mais si vous croyiez échapper aux mariachis bien de chez nous c’est râpé, une section traite des carrières internationales de
certains de nos magnifiques compatriotes j’ai nommé entre autres Claude François, l’ineffable Johnny (qui a dit belge ? qui a dit suisse ?) ou encore Aznavour. Ah ils ne
peuvent pas s’en empêcher…
190 pages illustrées en couleurs, 29.95 €
ISBN: 9782700023732
© GED Ω - 09/01 2008
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A l’origine chaque drogue suivait un cursus commun à toutes les autres: médicament puis plaisir puis
propagation jusqu’aux couches modestes puis interdiction, et enfin répression. Du tabac à l’alcool en passant par le café, oui m’sieur-‘dame !
Ensuite est venue la pub, presque carrément inventée pour les médicaments !! C’est aussi l‘époque des charlatans de westerns
qui ont vraiment existé et vendu des tonnes de placébo et autre perlimpinpin… La criminalisation des drogues au début du XXème siècle met le holà. Ce qui n’empêche pas les géants du jazz de se
gaver d’alcool, d’héroïne ou de marijuana entre 1920 et 1950. Les fifties et son trio magique Elvis – James Dean – Brando ne prendront pas un autre chemin.
Puis le LSD, les acides et les campagnes anti-drogues qui s’ensuivent aux Stéitss à la fin des
années 60, les morts tragiques (Hendrix, Morrison, Joplin et tant d’autres), le cas particulier du reggae à la Jamaïque, l’essor des raves et de l’ecstasy, toute l’histoire de cet entremêlement
musique / dope est clarifié et raconté sur un ton sérieux et néanmoins malicieux, un gros pavas de plus de 500 pages, presque exhaustif !
Immanquable, tout simplement, si on veut comprendre l‘évolution musicale à travers les années. Livre culte !
544 pages, 30 €
ISBN: 978-2910196684
© GED Ω - 09/01 2008
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Ô joie de la rentrée… Bamboo continue à creuser le filon des séries nazes mais évidemment à succès (Les Gendarmes, les pompiers, les
fonctionnaires etc etc). Onzième bouse dans la série des Profs, toujours autant de finesse dans l’exagération même si après avoir survécu à presque 10 ans au sein de la nationale
éducation, je reconnais quelques traits décochés avec justesse. Mais rien ne pourra sauver cet album et les séries affiliées de l’impitoyable pilon pour qui est en quête de bande dessinée de
qualité. J’ai dit.
48 pages en couleurs, 9,45 €
ISBN: 9782350784540
© GED Ω - 08/01 2008
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Dans un très grand nombre de films américains, on peut en trouver un dans la cuisine. Pour éliminer les déchets, jeter les
Gremlins dedans et tout, et tout. Le broyeur. La grande classe technologique qui fait du splotch avec ta bouffe. Imaginons de récupérer ce qui sort de ce broyeur, de le jeter avec force
contre un mur et puis d’organiser un vernissage…
Car Cheyco Leidmann, l’artiste responsable de l‘œuvre et accessoirement de cet énorme – dans tous les sens du terme –
livre, travaille un peu comme ça si on veut simplifier. Il passe au broyeur les éléments les plus sordides, les plus malsains possibles de la société (drogue, violence, prostitution, catastrophes
naturelles, etc.) pour composer des pièces assez cinglées, des collages morbides à ne pas laisser traîner dans la chambre des enfants. Car Cheyco aime et veut choquer et franchement
excelle en la matière.
Par contre limiter l‘œuvre à ce seul constat serait une erreur. D’ailleurs l’intro déjantée avertit d’emblée le visiteur,
“t’auras jamais rien vu comme ça”. Décalé c’est sûr, traumatisant c’est clair mais aussi pédagogique à sa manière. Le slogan pourrait être: “lâchez-nous avec vos tabous et regardez le monde avec
des yeux neufs”. En gros à mort l’indifférence et la complaisance.
En raison de son contenu brutal, je déconseille d’offrir ce livre pour la petite dernière qui vient de passer sa grande
section. Les amateurs d’art explosif, de noirceur et de provoc’ doivent aller à la rencontre de Leidmann. C’est même possible physiquement le 11 septembre (judicieuse date de sortie du
livre) à la Galerie Pascal Vanhoecke dans le IIIème à Paris. Une expo autour de Toxytt a lieu au même endroit du 6 septembre au 18 octobre.
300 pages, 65 €
ISBN: 9782732437026
© GED Ω - 08/01 2008
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Je sais, c’est un peu tard mais tant pis. Conçu sur le modèle des cahiers de vacances pour nains, celui-ci
diffère un peu par le sujet et le genre d’exercices. Ici on relie des points pour voir apparaître des choses inavouables, on apprend du vocabulaire spécifique (“Glapatouiller le détroit de
Messine”, “Minoucher la case-trésor”...), les maths servent à calculer les bonnets de soutif, le tout dans une tendance coquine et pleine d’humour. On réservera ça aux adultes, faut pas oublier que
les enfants doivent avoir leur propre cahier. En définitive un objet marrant et instructif sur pas mal de choses, et pas forcément celles auxquelles vous pensez, car tout est vrai dans les
réponses. Scientifiques jusqu’au bout des…doigts.
47 pages, 9.90 €
ISBN: 9782842714390
© GED Ω - 07/01 2008
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Un des plus grands écrivains russes est parti régler ses comptes d‘âme à âme avec Staline dimanche soir à Moscou.
Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne est né le 11 décembre 1918 et a marqué l’histoire du XXème du siècle en s’opposant fermement à la politique stalinienne et en dénonçant ses crimes, en
particulier la déportation (suivie souvent de la disparition) du moindre opposant vers les tristement célèbres “Goulags” de Sibérie.
Quand il commence à critiquer Staline dans sa correspondance avec ses amis il est aussitôt condamné en 1945 à 8 ans de
détention dont il sort en 1953 pour voir mourir le dictateur quelques semaines plus tard. Il commence à écrire peu après. C’est en 1962 à la sortie de Une journée d’Ivan Denissovitch
qu’il obtient un succès international. Il est toutefois de plus en plus surveillé à partir de 1965 et ses oeuvres ne paraissent qu‘à l‘étranger. Prix Nobel de Littérature en 1970 pour
la Roue rouge puis expulsé d’URSS en 1974 à la suite de sa dénonciation du régime dans L’Archipel du Goulag, Soljenitsyne entre en exil jusqu’en
1994 où il rentre au pays et reprend une activité engagée jusqu‘à ce que la maladie s’en mêle. Dernier fait d’armes il reçoit des mains du sieur Poutine (pourtant ancien agent du
KGB...) le Prix d’Etat de Russie.
L’homme à la personnalité flamboyante et contrastée n’a jamais été épargné par le régime et a été accusé de tous les maux mais
rien ne l’a jamais arrêté (sauf le KGB...). Il est de fait considéré comme le chef de file de la littérature dissidente, symbole de la résistance intellectuelle à
l’oppression des dictatures qu’il fustige dans ses oeuvres puis dans son émission de télévision plus tard. Patriote, orthodoxe, pro slave et très critique par rapport à la société occidentale,
Soljenitsyne restera à jamais un cas à part dans la littérature mondiale, inflexible, incorruptible.
A lire en priorité avant que les livres soient retirés puis réimprimés comme à l’occasion de chaque mort d‘écrivain ces
temps-ci (sic): Une journée d’Ivan Denissovitch (1962), Le Pavillon des cancéreux (1968), L’Archipel du Goulag (1974 – 76) et La Roue Rouge dont le dernier
volume est à paraître.
© GED Ω - 07/01 2008
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Par Ged
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Ceux qui pensent que le père Iggy Pop est un primate chanceux en seront pour
leurs frais à la lecture de cette bio où l’on apprend que non seulement Iggy a bossé comme un dingue à ses débuts en tant que batteur dans diverses formations du Michigan et qu’il s’est
vite aperçu des avantages de son statut ultérieur de frontman des STOOGES... Sachant très bien où il allait, l’Iguane prouve dés le premier concert des
PSYCHEDELIC STOOGES à Halloween 67 que son groupe est définitivement à part. Cumulant les premières parties (CREAM, MOTHERS OF INVENTION...), le groupe se fait les griffes sur un public hébété par les frasques d’Iggy qui
invente carrément le stage-diving et du coup même l’auto-écrasement facial lorsque le public a la bonne idée de se pousser au dernier moment…
Venus voir les MC5, les chasseurs de groupes de chez Elektra (label des DOORS,
LOVE, excusez du peu) signent du même coup les STOOGES. Le groupe enchaîne deux albums, les drogues et les femmes (en particulier
le bouillant chanteur) puis implose. L’arrivée en 1971 du malin David Bowie marque le début d’un nouveau chapitre. Fun House, le troisième album, est le début de la collaboration
Bowie / Pop, celle-ci va durer vingt ans. Période berlinoise, luxure, albums, succès, drogue, mégalomanie grimpante vont venir à bout du sieur Iggy à l’aube des années 80.
D’où une période creuse (ou pourrie, tout dépend l’humeur) suivie d’un retour fracassant à la fin de la décennie suivante.
L’auteur revient sur toutes les périodes avec admiration mais réalisme, rappelant les penchants politiques bien à droite de
l’homme ainsi que ses frasques de rock star capricieuse. Des tonnes de témoignages jalonnent un récit sans complaisance, érudit et passionnant, servi par une traduction top
classe.
517 pages, 30 €
ISBN: 9782910196813
© GED Ω - 06/01 2008
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De nos jours, toute une série d’accidents a lieu aux alentours d’un pont de Tobiyama au Japon. Un policier
se charge de l’enquête et finit par découvrir que l’origine de cette “malédiction” a quelque chose à voir avec la construction du pont en 1625.
Première rencontre avec la littérature d’Olivier Gaurin, et d’ores et déjà surprise. Ce roman est à la croisée de
genres très différents (policier, historique, philosophique ou drame) et est empreint d’une connaissance assez incroyable du Japon, de ses traditions et de son histoire. L‘écriture est au départ
déroutante pour finalement engloutir le lecteur dans une histoire passionnante. Les personnages sont profonds et attachants et rappellent parfois – je ne sais pourquoi – les histoires animées du
dieu Miyazaki et ses allusions écologiques. Un roman prenant à conseiller à des lecteurs solides, le vocabulaire est d’une richesse rare et les tournures costaudes. Le bémol: la prochaine
fois, il faut disposer des notes sur la page même et pas en fin de volume, c’est exaspérant.
347 pages ; 19 €
ISBN: 9782912795434
© GED Ω - 06/01 2008
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Dix ans après Trainspotting, on prend les mêmes et on recommence. Ont-ils changé ?
Que font-ils de leur vie ? On ne pas dire qu’ils ont vraiment changé même s’ils ont quelque peu évolué. Spud est de plus en plus givré à force de côtoyer les séances de désintox menant
dans le mur alors qu’il doit s’occuper d’un gosse et de sa copine, Begbie le psychopathe sort de taule la rage au bide, plus violent que jamais, Renton est à Amsterdam où il
magouille dans une boite et Sick Boy se découvre une passion pour les tournages et les films…porno.
On retrouve avec ce nouvel opus le langage extraordinairement vivant de Welsh et cette propension qu’il a de l’adapter
pour chaque personnage. On reprend le voyage là où il s‘était arrêté la dernière fois, les souvenirs reviennent vite grâce à l’humour féroce de l’auteur, ses personnages déjantés et on se prend à
rêver d’un film-suite avec les mêmes acteurs que Trainspotting. Ceux-ci vieillis autant que les personnages accepteraient-ils de les reprendre aujourd’hui ? Allez quoi, soyez, genre,
cool…
607 pages, 20 €
ISBN: 9782846261517
© GED Ω - 05/01 2008
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