Jeudi 14 juillet 2011
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MESSAGE A CARACTERE INFORMATIF :
En cette curieuse date qui sent le pétard sans toutefois un gramme de drogue, en cette FetNat comme ils disent à la Poste, où le pas de l'oie est de rigueur, le
blog P.W.A.H. !! a aujourd'hui trois ans + un jour, merci aux amateurs de littérature tous-terrains, de cinéma déjanté pour le soutien et les 22587 visites. Toujours sans pub ni compromis !!
Les stat': 215 bouquins, 79 flims et une dizaine d'expos / spectacles ont été évoqués sur P.W.A.H. !! et s'y trouvent encore ou ont été déplacés
sur www.church-ov-ze-dead.com dans les rubriques correspondantes. Ce dernier site, lui aussi sans pub ni compromis, a été remis en état et depuis
son ouverture le 1er mars 2011 (cinq ans après ses véritables débuts) plusieurs milliers de personnes sont venues faire un tour. Au passage, merci pour ça aussi, en particulier aux fidèles
abonnés de la première heure et aux très rares contacts dans le milieu qui collaborent avec les indépendants.
GED Ω - 14/07 2011
P. S.: les illustrateurs intéressés par une éventuelle sortie papier devraient se manifester.
P. S. 2: l'admirable visuel de P.W.A.H. !! est signé Christophe "Uzitof" Brou qui anime en ce moment une galerie d'artS contemporainS, la Couleur du
Bruit, à Clermont-L'Hérault, rendez-vous tous les jeudis jusqu'à mi-septembre pour des vernissages hauts en couleurs. Ce soir, c'est le peintre Claude Abad que l'on pourra
découvrir.
Par Ged
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Mercredi 6 juillet 2011
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Genre: guerriers qui volent et se fritent tout en poésie
Scénar: voler "Destinée", l'épée de Li Mu Bai, célèbre justicier chinois et maître
des arts martiaux, n'était pas forcément l'idée de l'année et ça, la jeune fille responsable de cet horrible forfait va très rapidement l'apprendre d'autant que Yu Shu Lien, la promise
du Maître, est à ses trousses et risque de lui faire chèrement payer. A moins que...?
La pâmoison des médias concernant cet opus ne surprend personne, c'est bô, c'est nouvô... A sa sortie... Depuis, la source n'est toujours
pas tarie (tiens un oeil là par exemple: DVD: Hero de Zhang Yimou
(avec Jet Li, Tony Leung Chiu-Wai...) 2003 ). On relèvera une fois de plus le travail des acteurs et, n'oublions jamais, si chère à l'ami Fredosz, la musique
accompagnant ce (très) long métrage, tous deux exemplaires. Par contre les ficelles qui traînent les aventuriers de toit en toit, les pieds du sol vers les tronches, décidément lassent
l'admirateur habilement camouflé des duels virils entre Bruce Lee et Chuck Norris, deux grands intellectuels qui savaient eux aussi donner dans le romantisme,
bordel. Franchement lent, toujours gnagnan, le film en est reponsable: le rustre auteur de ces lignes décide ici d'avouer ouvertement qu'il n'est finalement qu'un gros bourrin tout en
revendiquant toutes les chroniques de ce blog contredisant cette déclaration. Et toc.
© GED Ω - 25/01 2011
Par Ged
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Publié dans : FLIMS
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Lundi 4 juillet 2011
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Hmmm voilà qui risque de contraindre les amateurs de polar à enfin se pencher sur les auteurs catalans, le prolifique
Daniel Hernandez qui signe là son septième roman noir chez Mare Nostrum (voir en page liens) livre avec ce Bourreau un thriller qui mêle le douloureux
passé franquiste de l'Espagne, la complexité des relations de cette dernière avec la Catalogne et un tueur en série qui laisse proprement emballés des cadavres dans tous les coins depuis un peu
trop longtemps aux yeux des diverses maréchaussées. Les victimes sont toutes les proies du tristement célèbre garrote, spécialité ibérique en matière d'exécution, une machine à étrangler si on
veut aller vite dans la description. Les personnages fouillés donnent envie de lire les autres bouquins de la série qui s'avère originale puisqu'elle met en scène un commissaire de la police
autonome catalane (Pere Llobregat) et un inspecteur français de Perpignan (Jepe Llense). On aurait pu avoir affaire à un énième roman noir qui ne se contente que d'une histoire
aux décors et aux personnages interchangeables, il n'en est rien tant les descriptions de ces éléments donnent vie au texte, la dimension historique a aussi son importance, que de bonnes
surprises avec ce volume ! Mettons-nous donc en quête du reste de la série pour vérifier si ceux-ci tiennent autant la route !
235 pages, 12€
ISBN: 97829084762
© GED Ω - 04/07 2011
Par Ged
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Jeudi 30 juin 2011
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Ouaip, demande-lui à la poussière pourquoi Bandini quelques années après le récit éponyme (chronique là: ROMAN: Bandini de John Fante (Christian Bourgeois - 1987) ) vadrouille dans les rue de
Los Angeles à la recherche de l'inspiration qui lui permettra d'être un auteur incontournable, mais aussi de la femme qui l'aimera. En attendant les feuillets s'accumulent dans la corbeille à
papier comme autant de filles faciles croisées, "aux yeux de vieille enfant qui nagent dans le sang comme des sonnets écrits par un maniaque". En attendant, Bandini, "qui
n'est ni veau ni vache, pas même bon à donner le change", erre dans la ville tel un fantôme désabusé en se parlant à lui-même, lançant des imprécations à Dieu au sujet de ses malheurs,
intolérables à son avis ! Son égoïsme complexe et ses régulières séquences d'auto-flagellation mentale sont même couronnées par un vrai malheur, le tremblement de terre qui malmène la ville et
tue en aveugle des gens dans tous les coins. Mais le véritable séisme est mexicain, elle s'appelle Camilla, il l'aime mais elle en aime un autre. Et pourtant il fait tout ce qu'elle
demande tout en fanfaronnant qu'il fait seulement ce qu'il veut. Une image qui file avec le vent vers le désert, source de la fameuse poussière et terre d'oubli. Et encore une fois un récit
génial entre humour d'écorché vif et pure poésie.
271 pages
ISBN: 2267004372
© GED Ω - 30/06 2011
Par Ged
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Publié dans : PAGES: du pinacle au pilon
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Samedi 25 juin 2011
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La fin du
rock'n'roll, voici le thème / fil conducteur de ce neuvième numéro de My Way, fanzine BD à tendance punk dirigé par Chester et squatté pour cette fois par pas
moins d'une quarantaine de dessinateurs dont, pour ne pas tous les citer, les excellents Besseron, Cha, Fred Beltran, Matt
Konture, Bouzard etc. Le sujet semble avoir inspiré la horde qui propose des dessins, des pages de BD et même des textes (Vérole !!) à mi-chemin entre
phylactères cyber punk destroy, éveil des consciences et respect des vieilles idoles à grosses guitares, si on excepte, question de goût, le Jauni national. Que du bonheur en
perspective pour les amateurs éclairés des comics Rock Hardi, Speedball (presque tous les numéros de ce dernier sont chroniqués sur ce site, cherche et trouve !)
et les autres, en cherchant bien par ci par là on peut encore trouver du My Way, par exemple en allant faire un tour du côté du Trauma Social de Zéric ! Ouais,
c'est de la pub. Mais pour une fois elle est nécessaire et salvatrice. Hey ho, let's go !
76 pages en noir en blanc, 5€
© GED Ω - 25/06 2011
Par Ged
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Publié dans : PAGES: du pinacle au pilon
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Mercredi 22 juin 2011
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A une étrange époque où les jeunes fans de metal se foutent complètement de la presse papier grâce à une éducation 100% écran qui en font des érudits de salon pour le prix
d'une connexion et surtout pas d'une réflexion, à une époque où un grand nombre des "vieux" fans de metal sont blasés et ne s'adressent qu'à leurs quatre contacts habituels pour parler de démos
pourries enregistrées à l'origine pour ne pas trop circuler ou d'obscurs groupes d'avant la mort de Cliff Burton, après c'est devenu commercial blablabla, ça fait toujours du
bien de voir que quelques-uns ne changent pas, Metalion alias Jon Kristiansen (tiens regarde les informations là par exemple: DOC: Slayer N°1 à 5 de Jon Kristiansen (Camion Blanc - 2009) ) sort à l'occasion des vingt-cinq ans de son magazine le vingtième numéro de
Slayer Mag qui opère au vu du sommaire un retour vers le brutal après quelques numéros essentiellement consacrés au thrash allemand et à ses habitués depuis des lustres, j'ai
nommé SADISTIK EXEKUTION et NIFELHEIM. Surprise, ils sont aussi là pour ce numéro qui semble final, SAD EX très en forme reste un régal de
lecture furibarde. On trouvera aussi une interview des excellents SADUS menée à la Snakepit, du genre, donc, très détaillée, un tribute à
BATHORY (ne reste pas en paix !!) ainsi que les éternels hommages à Euronymous et Dead + maintenant Jon Nödveidt et
Chris Witchhunter. De prestigieux contributeurs sont venus prêter main forte (Erik de WATAIN, Rok, Kriss
Hades...), faisant de ce XX un numéro vraiment exceptionnel. En effet il se présente sous la forme d'un livre format A4 et des bananes, cartonné et tout, livré avec poster et un
vinyle douze pouces des affreux de MORBID. Pour se le procurer soit on attend jusqu'en 2026 que des français se décident à distribuer ça (mais bon la presse papier n'intéresse
plus personne blablabla) soit il faut commander in zeu stéits et se manger des frais de port colossaux. Mais il faut souffrir pour être cultivé.
100 pages (écrites en angliche, of corpse) illustrées en noir et blanc + un hénaurme poster de la couverture au recto et au verso de
Jon Nödtveidt + un MLP 12 pouces dont la chronique sera publiée sur www.church-ov-ze-dead.com et toc.
© GED Ω - 22/06 2011
Par Ged
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Lundi 20 juin 2011
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10:05
De la reprise de la salle par les frères Taïeb en 1967 jusqu'à 2007 et un Gibus maintenant dirigé par le fils d'un des frères,
Stéphane, nous voici conviés à un voyage à travers les styles musicaux (rock, punk, électronique puis hip-hop) qui ont déferlé ces quarante dernières années sur la scène de cette
salle mythique dont l'équipe se montre souvent très en avance sur son temps, osant les coups de poker pendant que d'autres attendent sagement que le vent tourne. Du coup, les artistes pour qui
sont pris les risques offrent en échange une fidélité et un respect durables au Gibus, on pense notamment à Johnny Thunders et à une partie de la scène punk
parisienne qui hante toujours les murs. Ce beau bouquin contient des dizaines de photos dont de nombreuses issues de collections privées. Si la première partie jusqu'à 1996 fera vibrer les
rockers, la suite est moins indispensable si l'ouverture d'esprit manque à l'appel. Pour les autres, l'éclosion de la scène techno de Paris ou l'évocation de la période rap ne manquent pas
d'intérêt. Par contre pour ce qui de la scène "rock" parisienne des années 2000 dominée par les BB BRUNES et consorts, ce sera sans nous, bien évidemment. Chouette livre malgré
tout !
172 pages avec de nombreuses photos en couleurs, 30€
ISBN: 9782755601787
© GED Ω - 20/06 2011
Par Ged
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Publié dans : PAGES: du pinacle au pilon
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Mardi 14 juin 2011
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Jean Teulé semble engagé dans un inventaire des pires poissards de l'Histoire de France. En effet après Le
Montespan (2008, voir chronique là: lien) dont la femme file
avec le roi Louis XIV puis Mangez-le si voulez (2009, voir chronique là: ROMAN: Mangez-le si vous voulez de
Jean Teulé (Julliard - 2009) ) dans lequel un homme est battu, torturé, tué et mangé (histoire vraie) voilà qu'il s'attaque à Charles IX, roi de France de 1560 à 1574. Et ce
que l'on retient généralement le plus de son règne est l'affreux massacre de la Saint-Barthélémy le 24 août 1572. C'est à la veille du carnage que débute le roman, il ne le raconte pourtant pas.
En effet Teulé raconte la scène pendant laquelle le Conseil Royal arrive à persuader Charles IX de déclencher le massacre des protestants de Paris, qui sera
d'ailleurs répercuté un peu partout dans le pays, ravagé par les Guerres de Religion depuis le premier quart du XVIème siècle. Au comble de l'énervement il enjoint les conjurés de tuer tous les
protestants pour que personne ne vienne jamais le lui reprocher. Le récit "saute" la terrible journée et enchaîne directement sur le lendemain, premier jour de folie d'un roi qui est traumatisé
par le bain de sang. Hallucinations auditives et visuelles, crises d'hystérie puis maladie physique (sa peau se met à transpirer du sang qu'il décrète être celui de ses victimes), il finit par
mourir à vingt-trois détesté par ses sujets. Sa malchance dure même après sa mort mais il faudra lire le livre jusqu'au bout. Avec ce Charly 9, Jean Teulé prouve une fois de plus être un
formidable narrateur qui joue sans cesse avec la langue française, faisant se côtoyer français de l'époque et expressions modernes sans le moindre remords et instillant à son récit un humour
piquant et parfois fou absolument percutant. Les personnages célèbres dont il fait ses marionnettes donnent quelquefois lieu à des scènes loufoques, on pense au futur Henri III
et ses manières, ou encore à l'appétit de chair du poète Ronsard. Si les personnages principaux ne sont pas aussi fouillés que sur le magnifique Montespan, on tient là
un sacré roman tout de même, loin des têtes de gondoles vides de sens.
232 pages avec quelques illustrations en noir et blanc, 19€
ISBN: 9782260018247
© GED Ω - 14/06 2011
[ Publié à l'origine dans C Le Mag #85]
Par Ged
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Jeudi 9 juin 2011
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Souvenirs bien tristes d'un écolier se précipitant les jambes enserrées dans un pantalon en velours marron à la maison taxer un sac de riz
pour des opérations extraordinairement bien médiatisées au profit de pays affamés comme par exemple l'Ethiopie ou la Somalie, un de ceux-là, peut-être un autre, Alzheimer guette déjà en se
frottant les paluches... Le bilan, pourtant évident dès le départ pour n'importe quel cerveau valide, était d'avance le même: ces colis remplis avec autant de ferveur et de bienveillance ne
verraient jamais le bout du bon chemin. Détournements systématiques, la chaîne de solidarité se brisait quelque part, dans les bureaux d'une corruption institutionnalisée par la Françafrique,
réseau liant le sommet de l'Etat français aux (souvent) potentats d'Afrique. Ce souvenir n'a peut-être rien à y voir en fait mais le mouvement Survie auquel participait Verschave
(décédé en 2005) semble vouloir à coups de pédagogie, d'études, de bouquins, de conférences comme celle retranscrite dans ce livre par Judith Cypel en 2003, éclaircir les
méandres des liaisons, systématiquement dangereuses, entre ex-colons et ex-colonisés, si tant est que les "ex" aient un jour eu une quelconque importance dans l'énoncé...
Voilà la thèse du bouquin: tout commence à la fin des années Cinquante avec Jacques Foccart, mandaté par Charles de
Gaulle pour maintenir de façon occulte la domination française en Afrique malgré la décolonisation qui s'amorce. Ceci évidemment pour des motifs financiers (potentiel énergétique
important en Afrique) mais aussi politiques (barrer la route au communisme). Comment faire: on place des francophiles entourés de militaires doués (après l'Indochine et surtout l'Algérie) pour la
guerilla et la "recherche de renseignements", une monnaie fantoche (le CFA qui semble n'avoir pas manqué d'aider la "dette" africaine) et on généralise la corruption. On sabote les industries car
un ouvrier qui vit de son labeur réfléchit donc peut contester, pire, la poussée démocratique qui suit de près la chute du Mur de Berlin obligent les dictateurs qui veulent garder le pouvoir à
trouver un nouvel argument: l'ethnie. Celui d'en face devient l'ennemi, l'idée fait par exemple son chemin au Rwanda... Et pendant ce temps Elf, Bolloré, Bouygues et les autres se remplissent les
poches, les paradis fiscaux exultent.
Après ce cours magistral, Verschave répond à des questions posées dans le public et apporte des précisions. Un petit livre
mais une grosse attaque en règle d'un système qui d'après l'auteur tient toujours un continent sous sa coupe et qui ne semble pas décidé à lâcher le morceau. Le ton est implacable comme un
réquisitoire, un document à faire circuler, à trois euros on peut même se le payer sans trop de problèmes en attendant d'aller plus loin avec Noir silence, le pavé définitif sur la
Françafrique du même auteur. Un article sera bientôt en ligne.
69 pages, 3€
ISBN: 2930390107
© GED Ω - 09/06 2011
Par Ged
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Publié dans : PAGES: du pinacle au pilon
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Lundi 6 juin 2011
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Ce qui commence comme un récit entre Poe (Double assassinat dans la rue Morgue, 1841) et Leroux (Le mystère de la Chambre
Jaune, 1907) avec une pointe de Gautier (La Morte amoureuse, 1836) s'avère en fait être le huitième roman de Bram Stoker (1903), auteur qui non,
n'a pas écrit que Dracula, veuillez vous rasseoir. Et il partage avec son immense prédécesseur à canines gourmandes un fond de recherche érudit sur le thème qui va être abordé sur un ton
horrifique ou tout du moins fantastique, l'Egypte ancienne, ses mystères, ouh la méchante momie que voilà. Une histoire d'amour entre deux des personnages principaux est aussi à prévoir, cachez
donc ces bandelettes que je ne saurais voir... La montée en puissance du texte qui mêle avec intelligence science et occulte se voit interrompue, jusqu'à en devenir longuette vers une fin on ne
peut plus abrupte. Hyper documenté, ce roman aurait mérité un appendice sur l'Egypte ancienne tant sont exposés ça et là maints thèmes qui auraient nécessité plus de notes. Empreint de l'attrait
vénéneux du mysticisme oriental à la mode à la fin de XIXème siècle et au début du XXème, il met en lumière le conflit intérieur humain entre la croyance en un dieu unique et la myriade des dieux
égyptiens, il expose en savantes digressions des hypothèses fantastiques sur les supposées découvertes des égyptiens (stockage de la lumière, astrologie, radium...). Cette édition, la première
d'ailleurs à proposer le texte intégral, propose les deux fins que Stoker a successivement publiées, la première est tragique, le seconde datant de 1912 est assez mièvre. Qui
aujourd'hui quand on y pense se verrait obligé de changer la fin de son roman sous la pression ? Tsss... Au final un récit pas forcément majeur si on le compare à Dracula ou à des
nouvelles comme L'Enterrement des rats par exemple mais qui comporte les éléments géniaux propres à Stoker: des descriptions saissantes et une chouette ambiance macabre
pour les créatures aux penchants gothic(h)orrifiques.
286 pages, 18,50€
ISBN: 284362178X
© GED Ω - 06/06 2011
Par Ged
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Publié dans : PAGES: du pinacle au pilon
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